Environnement

Cet animal est peu adapté à une alimentation à base d’herbe, car il souffre de problèmes digestifs. Ce sont donc des végétaux à haute valeur nutritionnelle qui lui sont donnés, tels que des céréales et des légumineuses.

En phase de finition, on le gave avec des aliments très protéinés, souvent du soja OGM provenant du Brésil. C’est, entre autres, pour cette raison que la certification BIO est refusée à la viande de cet animal.

Santé

À ce jour, aucune étude n’a tenté de démontrer la dangerosité pour les consommateurs de manger de la viande d’animaux ayant été nourris avec des OGM. Pourtant ces plantes sont traitées avec du glyphosate, un pesticide qui est soupçonné d’être cancérigène. De plus, cet animal à la santé fragile nécessite l’emploi régulier d’antibiotiques en particulier lors des césariennes pour éviter les infections, autre raison pour laquelle il ne peut recevoir de certification BIO.

Bien-être animal

Le Blanc-Bleu Belge est un animal qui est abattu très jeune, souvent après 16 mois. À cet âge aucune pathologie ne s’est encore vraiment installée.

Mais si on laisse vivre ces animaux plus longtemps, le surpoids lié à leur musculature démesurée provoque des pathologies au niveau des articulations, du squelette, des organes internes tels que le cœur ou les poumons. Sa mobilité est réduite par sa morphologie.

Subventions

Avec 85% du cheptel de bovins destinés à la production viandeuse, cet animal artificiel accapare la plupart des subventions agricoles que l’Europe et la région octroient. La corporation des éleveurs de Blanc-Bleu Belge est massivement représentée dans les associations d’agriculteurs et bloque toute évolution vers des élevages utilisant des animaux plus rustiques, mieux adaptés au pâturage et à notre climat. Cette surreprésentation pousse l’élevage wallon à adopter les dérives  de l’agriculture hyper productiviste.